Giles of Rome and Celestine V. The Franciscan revolution and the theology of abdication

Gilles de Rome et Célestin V n'ont apparemment pas eu de contacts directs ensemble, malgré une affirmation tardive de Gilles de Viterbe (mort en 1532). Leur attitude commune à l'égard de la démission d'un pape a des motifs différents, d'ailleurs tous légitimes: Célestin V démissionnait par humilité...

Full description

Bibliographic Details
Author:John R. Eastman
Published: S.n., Washington, 1990
Volume:LXXVI
Pages:195-211
Periodical:The Catholic Historical Review
Number:2
Format:Article
Status:Active
Description
Summary:Gilles de Rome et Célestin V n'ont apparemment pas eu de contacts directs ensemble, malgré une affirmation tardive de Gilles de Viterbe (mort en 1532). Leur attitude commune à l'égard de la démission d'un pape a des motifs différents, d'ailleurs tous légitimes: Célestin V démissionnait par humilité et par la conscience de ne pas parvenir à imposer son idéal d'Église, en conformité avec le courant spirituel franciscain; Gilles de Rome, dans le 'De renunciacione pape", résolvait la question juridique, en faveur de la légitimité de la démission du pape (qui, selon Gilles, ne pouvait être déposé), acte de la conscience personnelle du pape pour le bien de l'Église. Bien que commandité par le successeur de Célestin V, Boniface VIII, le "De renunciacione" est un travail de cabinet; Gilles n'a pas assisté au déroulement de l'affaire à Rome, d'où il était absent à l'époque.